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Historique de la Réserve
La genèse de la création de la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls sur Mer remonte à 1969, année où le maire de Cerbère, inquiet de la dégradation de cette partie de la Côte Vermeille par l'afflux du phénomène touristique et par l'augmentation de l'effort de pêche, se mit à étudier avec la collaboration du directeur du laboratoire Arago la possibilité de protéger une partie de la côte rocheuse.
Rôle de la réserve Une réserve naturelle, garantit la protection et la diversité, non seulement des espèces animales et végétales, mais aussi du milieu naturel dans lequel elles vivent. Cependant, la protection de l'environnement ne siginifie pas la fermeture de ce dernier. C'est pourquoi la présence de l'Homme est réglementée en conciliant au mieux la protection et l'utilisation de la zone. L'objectif est de limiter et réduire le dérangement des espèces au sein de la réserve et de favoriser la restauration du milieu. Afin de sauvegarder notre patrimoine naturel, la compréhension et la conscience de tous restent nécessaires. Seul, un véritable engagement mutuel pourra faire perdurer la préservation des écosystèmes.
Les raisons de sa création : D’aussi loin qu’on s’en souvienne, l’Homme de la côte rocheuse catalane a toujours été pêcheur et vigneron. Il ne tirait de la mer que ce qui était nécessaire à son quotidien. Qui plus est, les moyens mis en œuvre pour la pêche, strictement réglementés par la Prud’homie de pêche locale, n’étaient pas destructeurs. Dès le milieu du 20ème siècle, divers évènements ont mis en péril les équilibres écologiques locaux :
Dès 1965, la municipalité de Cerbère initiait le projet auquel s’associait très vite celle de Banyuls-sur-Mer. En 1971, le Laboratoire Arago présentait un « rapport scientifique justificatif en vue de la création d’une réserve biologique marine » qui soulignait la nécessité de protéger certaines espèces particulièrement menacées. La première réserve naturelle marine a donc été créée par l’arrêté interministériel du 26 février 1974. Interministériel car il associait les signatures du Ministre des Transports, qui avait la Mer dans ses attributions, et celle du premier Ministre de l’Environnement français. Ce statut de pionnier dans la protection de l’environnement marin a permis d’innover en matière législative, mais trop de régimes dérogatoires aux dispositions réglementaires ont affaibli le statut de la réserve. Il fut décidé de mettre en place au cœur de l’espace protégé une « super réserve » C’est ainsi que, le 10 août 1978, le Préfet Maritime pour la Méditerranée prenait, avec l’accord de la Prud’homie de pêche de Banyuls, un arrêté instaurant le « cantonnement à but scientifique du cap Rédéris » : la réserve intégrale était née ! Vers 1986-1987, une modification de la « réglementation internationale sur le jaugeage des navires » a rendu obsolète l’article 5 de l’arrêté de 1974 concernant l’exercice de la pêche professionnelle : un toilettage de la réglementation de la réserve devenait nécessaire. Le décret 90-790 du 6 septembre 1990, qui annule et remplace l’arrêté de 1974, est le fruit de larges concertations avec les administrations nationales et locales concernées, les scientifiques et les divers usagers du site. Ce décret est une étape importante dans la vie de la réserve car non seulement il instaure une nouvelle gouvernance dans la gestion des espèces du site en y impliquant plus étroitement les usages et usagers, mais encore il pérennise la « zone de protection renforcée » du cap Rédéris.
Les objectifs de la réserve : Cependant, les objectifs que désiraient atteindre les auteurs de cette réserve ne changèrent pas pour autant :
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